Que dire de celle
Qui pense à Toi
Qui ne t’a ni touchée ni approchée,
Qui malgré les distances qui nous séparent,
Qui malgré les frontières qui nous éloignent,
Est tout près de toi,
Grâce aux sentiments qui nous rapprochent,
Aux désirs qui nous assemblent,
Aux ambitions qui nous rassemblent.
Si j’avais vraiment des ailes
Comme cet aigle, ce gypaète,
Il y a longtemps que je serais prête
Pour faire ta cueillette.
Dommage que tu sois loin de moi
Moi qui pense à toi.
Ah, si tu étais à mes côtés
Je t’aurais ravagée,
Pillée et écorchée
De ton intimité démunie
De ton habit dépouillé.
Ici ou là-bas
Serais-je un jour à toi
Rien qu’une heure
Sous le même toit.
Et ce petit oiseau fragile
Timidement enfoui dans son gant fragile
Dans ma bouche
Aura-t-il le plaisir
De m’offrir ce cadeau délectable
Cette offrande agréable ?
Cet humble poème
Si modeste et modéré soit-il
N’est qu’une préface
Une simple introduction
Une infime admission
Sans fanfare une arrivée
Sans tambour une entrée.